Anarchie, saleté… Sidi Aïch s’enlise !

Anarchie, saleté, trottoirs squattés, circulation difficile… Sidi Aïch s’enlise !

L’insalubrité a la peau dure: détritus à chaque angle et les bacs se déversent à même le parterre. Les terrains vagues se remplissent inlassablement de meubles usés, réfrigérateurs rouillés et de morceaux de
ferraille indistincts.

La ville peine à grandir par manque de foncier et chaque mètre carré vaut son pesant d’or. Les habitations se bousculent, les transporteurs jouent des coudes pour trouver où se garer, et les commerces se multiplient à grande vitesse. L’insalubrité a la peau dure : détritus à chaque angle et les bacs se déversent à même le parterre. Les terrains vagues se remplissent inlassablement de meubles usés, réfrigérateurs rouillés et de morceaux de ferraille indistincts. Les passages piétonniers croulent sous l’amoncellement des sacs où les chiens errant s’amusent à y trouver un os. Les insectes et les microbes nuisibles pour la santé y prolifèrent, au nez et à la barbe des habitants. Au cœur de la ville, ni la rivière de la Soummam ni l’artère principale ne sont épargnés. Aux rives de l’oued, les monticules de déchets se suivent avec l’art de l’exhibition que seules les eaux viennent de temps en temps, lors des grandes crues, lécher une quantité pour l’envoyer quelques méandres plus loin.

A l’encombrement de la circulation, notamment le mercredi jour de marché hebdomadaire, s’ajoute le squat des trottoirs par des vendeurs à la sauvette (cacahuètes, cigarettes, prises à chiquer…etc), et les cafetiers qui y dressent leurs tables, les kiosques qui exposent leurs produits, les maraîchers qui racolent les passants sans oublier, bien sur, les mendiants. La liste n’est, évidemment, pas exhaustive tant que, comme par tendance, chaque individu qui trouve l’occasion n’hésite pas à gagner son mètre carré. Dans cette ville capharnaüm, la pollution le dispute à l’anarchie des voies publiques, piétonnes et carrossables. Si la première menace s’attaque à la santé des habitants, la seconde menace s’attaque à la vie des passants. Les trottoirs étant exigus, les piétons quittent de gré ou de force cette voie pavée pour venir marcher à côté des voitures, une conduite qui n’est jamais sans risque. En effet, de nombreux accidents ont déjà eu lieu, par le passé, à cause un moment d’inattention, où des vies humaines sont perdues à jamais ! Au demeurant, le quotidien Sidi Aichois égrène ses mésaventures et les habitants s’oublient jusqu’à nouvel incident.

T. D.
http://www.depechedekabylie.com
25 01 2011

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Publié par Samir

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