El-FLAYE – Formation: LE MANAGEMENT DE L’ASSOCIATION ET LE MÉTIER DE BASE

Association Savoir et Patrimoine. ElFlaye le 21 décembre 2013

Les métiers de base

Ouiza GALLEZE
Chercheure – CNRPAH
Philosophe de formation
Membre du laboratoire chargé de l’inventaire du patrimoine culturel immatériel
Recherches sur le soufisme
Et la question du programme d’enseignement de la philosophie

1525250_328871613917472_862935452_n« Apprends lui à pécher, il mangera tous les jours »

En cette fin d’année 2013 qui clôture un cycle de formation sur les plus importantes questions de management, adressées aux associations de Bejaïa, plusieurs fois invitées par l’association « El-Flaye – Savoir et patrimoine», il est bon de s’interroger sur la relation de l’association à son objectif initial.
En effet, toute association est créée en réponse à un besoin et se définit de fait par des savoirs qui peuvent y répondre. C’est cela qu’on peut appeler « les métiers de base d’une association », à l’instar des entreprises. Ces savoirs, il est important de les situer et de les défendre face à mondialisation et la globalisation qui uniformisent la notion du travail et le produit. Si le métier de base concerne surtout les entreprises, parce qu’il leur permet de vivre et faire vivre leurs employés en créant des richesses, il est pour l’association un choix patrimonial qui intervient dans la construction de l’identité régionale et locale.
Après les métiers de gestion qui accompagnent le bon déroulement de l’association, comme la communication, la gestion de projet, la gestion de conflits, le leadership, l’animation d’équipe…, l’association répond à une situation où elle est tenue d’utiliser une main d’œuvre spécialisée ou une expertise, comme pour fabriquer des poteries, ou protéger les forêts, ou encore prendre en charge des handicapés…
En fait, le métier de base est le point de départ de toute association. La décision de créer une association est une réponse à un besoin, la nécessité de redresser une anomalie, dont on pense avoir les moyens intellectuels, humains et matériels. C’est cet ensemble de moyens qui constitue le métier de l’association.
Mais souvent on s’enlise dans les problèmes quotidiens et on s’éloigne de son projet initial ; ou alors dans la précipitation et l’engouement, et estimant avec légèreté le poids de la charge, on se fait entourer par des personnes qui n’apportent pas un plus et on se retrouve seul à faire face à l’amont et à l’aval de la mission.

En association ou en entreprise, la notion de maitrise s’impose. Même si on n’exige pas d’une association l’expertise et le professionnalisme attendus dans les entreprises, parce qu’elle n’est pas exposée à la concurrence dans les mêmes conditions économiques, c’est aventurier pour elle de se lancer dans la défense d’un secteur dont les membres notamment fondateurs n’ont pas idée. On ne peut créer une association qui prodigue des soins à des malades si on ne dispose pas de médecins et d’infirmiers, de même on ne peut se lancer dans la défense de la nature comme la protection des zones humides ou la barrière de corail, si on n’a pas de spécialistes en la matière.

Dans les définitions classiques, on appelle « métier » un corpus de savoirs et de savoir-faire essentiellement techniques. L’élevage bovin, par exemple, obéit à une série d’exigences en matière d’espace, de nourriture et de soins. Il se construit sur des règles morales spécifiques à chaque communauté d’appartenance, comme dans le corps médical il existe un code de déontologie, dans les vieux métiers comme le métier-à-tisser il ya aussi des règles à respecter et un comportement à observer. Le métier a une identité qui le définit socialement par un titre, comme un instituteur ou un médecin. Nul ne peut enseigner le cours de sciences au niveau du soutien scolaire s’il n’est pas réellement professeur de sciences, tout comme dans les exigences de l’école.
Mais le métier a ses propres perspectives d’avenir. La poterie se fabriquait manuellement avec des outils rudimentaires, avec une esthétique particulière, des formes propres et des dessins intégrés. Est-ce qu’on peut utiliser les méthodes modernes pour faciliter la fabrication, multiplier la rentabilité tout en gardant les mêmes critères esthétiques et patrimoniaux traditionnels?
Il y a aussi les métiers réglementés. Souvent des associations s’érigent en protectrices de la nature, en tant que telles, elles nettoient les quartiers par souci de propreté. Mais il est difficile de s’occuper des détritus et l’opération n’a pas été réfléchie avant. La collecte et le recyclage sont des métiers qui ne s’improvisent pas. Ils demandent de la connaissance, des capacités, des moyens techniques et parfois des compétences diplômées. Enfin, ils s’intègrent dans un ensemble plus grand auquel on ne pense pas au lancement du projet. Ceci exige de la prudence aussi, nous vivons dans un pays où la politique l’emporte sur l’économique et souvent les associations sont inquiétées alors qu’elles ne veulent qu’apporter un réconfort. Il faut en permanence s’interroger sur l’ampleur que prendra telle ou telle opération.
Un autre point à ne pas négliger dans une association, c’est la reconnaissance des siens. L’association doit aider ses militants à se retrouver en elle en se traçant des perspectives pour approfondir leurs savoirs et savoir-faire par accumulation d’expérience. L’expérience associative doit apporter un plus à celui qui s’y adonne, pour ne pas se lasser, pour ne pas renoncer. Elle doit favoriser son évolution par des formations limitées dans le temps, car l’apprentissage est toujours soumis à un délai, autant que la qualification est soumise à la pratique. Si l’on veut fidéliser les membres, il ne faut pas les exclure du métier pour des missions subalternes, comme servir le café.
L’association est un espace de convivialité où les membres se retrouvent pour travailler, mais aussi pour discuter, pour s’amuser, pour vivre, pour s’évader. C’est un espace de détente, même si dans les faits, ce n’est pas toujours le cas. Toutes les associations disposent d’un bureau, par exigence réglementaire, mais peu disposent d’un conseil d’administration, d’un conseil scientifique, d’une salle de projection ou d’une cafétéria. Même en matière de gestion, elles ne sont pas toutes dans l’expectative de se tracer des objectifs sur une année, encore moins pluriannuels, intégrant les intérêts de leur militants. E la formation n’est pas leur priorité.
L’association est certes réfléchie pour servir vers l’externe, mais il faut garder un œil sur l’évolution des personnes qui y travaillent et leur témoigner en permanence de la reconnaissance, en organisant la récompense du meilleur militant ou adhérent, en plus des anniversaires, des départs définitifs… Cette opération peut être réfléchie avec les bénéficiaires externes qui sont à même de juger de l’amabilité et de la disponibilité de ceux qui s’occupent d’eux. En fonction de ses moyens, l’association peut payer une formation ou un petit séjour.
A une époque où le travailleur n’est pas vraiment reconnu, ou le travail en entreprise est à la limite de l’humain, où l’individu est plus un numéro qu’une personne avec des sentiments et des désirs, il est nécessaire de faire une introspection pour ne pas reproduire les mêmes conditions dans l’activité associative, au risque de pousser les adhérents à la démission. L’association doit être une école pour les militants, pour les adhérents et pour les bénéficiaires. C’est seulement à ce prix que le militant associatif peut apprendre le vrai sens du bénévolat.
Ralf Dahrendorf disait : « Il faut six mois pour organiser des élections, dix ans pour installer une économie de marché, mais une génération pour créer une société civile. Or, sans société civile, il n’y a pas de démocratie. »

Pour cela, je pense que cette formation a apporté des réponses aux questions posées par les cadres associatifs, dans le sens où elle a fait la lumière sur les points de résistance et donné des outils de compréhension de ses propres problèmes et ses propres blocages.
De l’avis de tous, cette rencontre pourrait représenter un levier qui permettra aux associations de consolider leur réseau pour pouvoir s’entraider et, chacune chez elle, elles pourront redémarrer une relation de confiance parmi les membres, qui aura des répercussions directes sur les bénéficiaires et même sur les villages.
La notion de confiance envers les autres se construit foncièrement sur la confiance en soi. C’est un critère avec lequel il faut renouer en passant par le bilan de ce qui s’est passé depuis les premières actions de l’association et d’impliquer la société dans toutes les étapes de réflexion et de réalisation.

Il faut dire que la notion d’association en Algérie a une histoire plus vieille que l’indépendance et beaucoup plus ancienne que la démocratie. Si en tant que concept, elle a profité, à l’époque coloniale, du statut français des associations type 1901 puisque les premières associations franco-algériennes datent des années trente, du point de vue pratique, la tradition sociale dans les zones rurales notamment est construite sur Tadjemaat, Taouezaat, Twiza, qui sont des synonymes du mot « association », avec quelques différences circonstancielles et qui n’ont pas d’âge tant elles font partie de la nature de la société.
Ce rappel historique ne nous sort pas de notre sujet, il est important d’asseoir la notion de « confiance » sur l’histoire locale, sur la continuité, sur le dévouement et bien entendu sur les savoir-faire. Certains exemples de la société kabyle sur la tradition d’entre-aide parlent d’eux-mêmes.
En ville, la construction d’une maison se fait par un entrepreneur rémunéré au mettre carré bâti. Dans les villages, couler une dalle est la fête des maçons qui sont tous interpelés et font le travail bénévolement, autour d’un bon couscous. Ainsi, plusieurs opérations sont encore réalisées gratuitement en réunissant les spécialistes en la matière, dans un esprit d’association. Le mariage réunit des femmes qui roulent le couscous toute la nuit avec des youyous et des danses, le montage d’un métier-à-tisser est une fête qui réunit les femmes du métier… idem pour tous les métiers de la culture et de l’agriculture. Et le cœur y est toujours, les soirées foisonnent d’histoires, de légendes et de mythes sous le regard tant éveillé que perplexe des enfants.
Si l’on considère ce cas de figure, les statistiques sur les associations sont faussées, tout comme sont faussées celles des chambres de l’artisanat et des métiers et les chiffres des syndicats et les corporations. Tous ces groupuscules de gens de métiers qui agissent de façon saisonnière, parce que l’agriculture est saisonnière, mais régulièrement, peuvent être comptés parmi les associations et les corporations de métiers. Ce qui peut facilement doubler le nombre des organisations.

L’association réussit plutôt bien le métier qu’elle adopte. Mais est-elle en mesure de le réfléchir, de le développer, de le faire évoluer et de le concevoir comme un levier innovant, tout en restant dans les limites de la tradition ?
Plusieurs métiers, notamment de l’artisanat, survivent grâce aux associations, mais pour les préserver contre la disparition, il faut les élever au niveau économique, produire en but de commercialiser. Ce qui les projette dans la concurrence des entreprises d’une part, leur imposant des critères de production pour que le produit soit « vendable », au niveau national, et les met, d’autre part, en position de comparaison avec les mêmes produits des pays voisins ou qui disposent du même patrimoine : la Tunisie, le Maroc, la Syrie, la Turquie… Cela nous ramène à la question de départ : comment innover sans perdre en authenticité ?
Mais cette question perd tout son sens devant certaines associations qui restent plates et peu suffisantes, souffrant constamment de problèmes fonctionnels. Il faut que l’association vive réellement à l’abri des besoins pour réaliser en amont un travail de fouille, d’étude, d’inventaire, de diagnostic en se comparant en permanence dans son évolution et en gardant les traits référentiels de la tradition définis bien sûr par des études préalables. Ceci réduit terriblement le nombre d’associations capables de faire un travail en normes.
L’acteur associatif doit être efficace et efficient. Il doit savoir défendre son projet et ses idées, pour être recevable chez les générations à venir, et pour cela concevoir le métier traditionnel comme une innovation.

L’association se doit aussi d’être en mesure de porter des projets d’impact, cultiver la notion d’engagement envers les populations et les dirigeants, construire chez l’individu un sentiment d’appartenance et responsabiliser les acteurs vis-à-vis de leur patrimoine.
L’Algérie vient de faire classer à l’UNESCO, le 04 décembre 2013, deux rituels culturels locaux : l’Imzad des Touareg et le Rakb d’al-Biadh Sidi Shaykh.
L’Imzad est un instrument mythique de musique targuie, porté par une légende. Il est fabriqué et joué par les femmes qui chantent aussi le répertoire Imzad à Tamenrasset, Illizi mais aussi au Mali, Niger, Sénégal, Mauritanie et la Libye. Cet instrument, quasiment en voie de disparition, va connaitre un nouveau souffle grâce à un long travail qui a permis sa classification comme patrimoine culturel immatériel.
Le Rakb d’al-Biadh Sidi Shaykh est une fête traditionnelle annuelle en relation avec la vie nomade, les caravanes, cadrant plusieurs rituels comme la rencontre des célibataires. Presque totalement oublié, il regroupe plusieurs métiers relatifs au cheval, avec le faste des tenues des cavaliers et des selleries nécessaires à la Fantasia. Plusieurs mythes se greffent dessus ayant chacun une raison d’être intrinsèque.
Le travail sur le Rakb et l’Imzad a nécessité plusieurs années, plusieurs chercheurs ont été impliqués et beaucoup de moyens mis en œuvre. A ce jour, ce genre d’opérations ne relève pas de l’effort associatif, il est du ressort du ministère de la culture et ses départements scientifiques. Mais dans d’autres pays, les associations assurent déjà une bonne part de ce genre de réalisations. Des associations dans le sud veulent mettre en valeur des rites et rituels locaux comme le Sbou’ de Timimoun et de Beni Abbes, mais elles n’ont pas encore les outils nécessaires pour une telle perspective.
En Kabylie aussi beaucoup de choses méritent qu’on s’y attarde : le Burnous, commun à toute l’Afrique du nord, porteur d’un savoir-faire, de traditions sociales et de charges émotionnelles et civilisationnelles, Timalhafth la plus vieille robe des femmes d’Afrique du nord qui n’existent presque plus, ainsi que le couscous et bien d’autres choses encore. Ce sont là des projets d’envergure qui peuvent propulser les associations qui s’en occuperaient dans les hautes sphères.


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Publié par Samir

Administrateur du site et originaire de Leflaye. Vous pouvez me suivre sur mon blog Hchicha.net, sur mon Twitter ou sur mon Facebook .
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Une Reponse

  1. Quel programme !
    Cette formation a été très complète.
    Après avoir fait une première partie sur les métiers de gestion qui accompagnent le bon déroulement de l’association :
    – la communication,
    – la gestion de projet,
    – la gestion de conflits,
    – le leadership,
    – l’animation d’équipe…,
    D’autres questions apparurent :
    – le management,
    – la gestion des ressources humaines,
    – la formation des cadres,
    – le markéting,
    – la gestion financière…,

    Cette deuxième formation a donc essayé de répondre d’une manière plus complète à toutes ces questions !

    Rien qu’en lisant ce merveilleux bilan, j’arrive à obtenir beaucoup d’informations très constructives.

    1- La notion de : « Les métiers de base d’une association»
    Les savoirs (les moyens intellectuels, humains et matériels) avec lesquels on donne une réponse à un besoin. Le métier de base est pour l’association un choix patrimonial qui intervient dans la construction de l’identité régionale et locale.
    Le métier de base d’une association : une main d’œuvre spécialisée ou une expertise.
    Ces métiers ne doivent pas être négligés. Il faut bien les choisir et ne pas sous-estimer le poids de leur charge ! Ils demandent de la connaissance, des capacités, des moyens techniques et parfois des compétences diplômées.

    2- Ces métiers peuvent s’intégrer dans un ensemble plus grand !
    « Ceci exige de la prudence aussi, nous vivons dans un pays où la politique l’emporte sur l’économique et souvent les associations sont inquiétées alors qu’elles ne veulent qu’apporter un réconfort. Il faut en permanence s’interroger sur l’ampleur que prendra telle ou telle opération. »

    3- La reconnaissance des siens.
    L’association doit:
    – aider ses militants à se retrouver en elle en se traçant des perspectives pour approfondir leurs savoirs et savoir-faire par accumulation d’expérience,
    – apporter un plus à celui qui s’y adonne,
    – favoriser son évolution par des formations limitées dans le temps,
    – ne pas exclure ses militants du métier pour des missions subalternes, comme servir le café.

    4- L’association est un espace de convivialité.
    Où les membres se retrouvent pour :
    – travailler,
    – discuter,
    – s’amuser,
    – vivre,
    – s’évader.
    « C’est un espace de détente, même si dans les faits, ce n’est pas toujours le cas. Toutes les associations disposent d’un bureau, par exigence réglementaire, mais peu disposent d’un conseil d’administration, d’un conseil scientifique, d’une salle de projection ou d’une cafétéria. »

    5- Tracer des objectifs sur une année intégrant les intérêts des militants.
    « L’association est certes réfléchie pour servir vers l’externe, mais il faut garder un œil sur l’évolution des personnes qui y travaillent et leur témoigner en permanence de la reconnaissance, en organisant la récompense du meilleur militant ou adhérent, en plus des anniversaires, des départs définitifs… Cette opération peut être réfléchie avec les bénéficiaires externes qui sont à même de juger de l’amabilité et de la disponibilité de ceux qui s’occupent d’eux. En fonction de ses moyens, l’association peut payer une formation ou un petit séjour. »

    6- Réfléchir à la valeur du travail de chaque militant.
    « L’association 6- A une époque où le travailleur n’est pas vraiment reconnu, ou le travail en entreprise est à la limite de l’humain, où l’individu est plus un numéro qu’une personne avec des sentiments et des désirs, il est nécessaire de faire une introspection pour ne pas reproduire les mêmes conditions dans l’activité associative, au risque de pousser les adhérents à la démission. L’association doit être une école pour les militants, pour les adhérents et pour les bénéficiaires. C’est seulement à ce prix que le militant associatif peut apprendre le vrai sens du bénévolat. »

    7- La confiance.
    « Les associations pourront redémarrer une relation de confiance parmi les membres, qui aura des répercussions directes sur les bénéficiaires et même sur les villages. La notion de confiance envers les autres se construit foncièrement sur la confiance en soi. C’est un critère avec lequel il faut renouer en passant par le bilan de ce qui s’est passé depuis les premières actions de l’association et d’impliquer la société dans toutes les étapes de réflexion et de réalisation. »

    8- Oser des projets avec un impact plus important.
    « L’association se doit aussi d’être en mesure de porter des projets d’impact, cultiver la notion d’engagement envers les populations et les dirigeants, construire chez l’individu un sentiment d’appartenance et responsabiliser les acteurs vis-à-vis de leur patrimoine. »

    9- Enfin, à plus long terme, l’association doit réfléchir constamment à faire évoluer ces métiers de base !
    Mais est-elle en mesure de le réfléchir, de le développer, de le faire évoluer et de le concevoir comme un levier innovant, tout en restant dans les limites de la tradition ? Plusieurs métiers, notamment de l’artisanat, survivent grâce aux associations, mais pour les préserver contre la disparition, il faut les élever au niveau économique, produire en but de commercialiser. Ce qui les projette dans la concurrence des entreprises d’une part, leur imposant des critères de production pour que le produit soit « vendable », au niveau national, et les met, d’autre part, en position de comparaison avec les mêmes produits des pays voisins ou qui disposent du même patrimoine : la Tunisie, le Maroc, la Syrie, la Turquie… Cela nous ramène à la question de départ : comment innover sans perdre en authenticité ?

    Je voudrais remercier l’association Savoir et patrimoine, notamment Zahia et Abdenour sans oublier les autres, de veiller à organiser constamment de telles formations. Je voudrais également remercier la fondation Konrad Adenauer, surtout Mme Le docteur Ouiza Gallèze, qui n’hésite pas à se déplacer jusqu’à El-Flaye pour apporter son soutien et ses connaissances et ceci plusieurs fois dans l’année.

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