FESTIVAL CULTUREL DE LA MUSIQUE ET DE LA CHANSON KABYLES La 4e édition du 8 au 13 septembre prochain

Cette manifestation, qui se tiendra au Théâtre régional Malek-Bouguermouh et à la Maison de la culture de Béjaïa, sera un hommage à Abdelwahab Abdjaoui.

La quatrième édition du Festival culturel local de la chanson et de la musique kabyles intervient à un moment où la culture semble renaître dans la capitale des Hammadites. Elle s’apparente même à un nouveau démarrage après une troisième édition plus au moins mouvementée suite à la contestation de quelques chanteurs qui se sont sentis marginalisés d’une part et avec l’arrivée d’un nouveau directeur de la culture, mais surtout le changement de cap en confiant la manifestation au théâtre régional de Béjaïa avec la désignation de son directeur, en l’occurrence Omar Fetmouche comme commissaire dudit festival.

La thématique retenue pour cette édition est liée à la chanson de la représentation, d’où l’hommage réservé à Abdelwahab Abdjaoui qui a excellé dans ce domaine avec notamment sa célèbre chanson «Abelyazit» composée et interprétée avec feu Sadek el Bedjaoui. Il verra la participation de quelque 110 chanteurs locaux entre amateurs et semi-professionnelle et quelques dizaines de chanteurs vedettes, à savoir Lounis Aït Menguellet, Djamel Allam, El Ghazi, Abdelkader Bouhi et autre Madjid Soula.

Ce festival culturel dit local est en réalité régional dans sa composante. Il concernera huit (08) wilayas limitrophes (Boumerdès, Bouira, Jijel, Sétif, Bordj Bou Arréridj, Alger, Tizi Ouzou et Béjaïa), à l’instar des autres festivals culturels locaux de la chanson et de la musique chaouies, mozabites et terguis qui auront lieu avant la fin de l’année dans les wilayas de Khenchela, Ghardaïa et Djanet. Un Festival national de la musique et de la chanson amazighes clôturera cette manifestation durant la deuxième quinzaine du mois de décembre prochain à Tamanrasset.

Le ministère de la Culture a décidé de revoir le montant de sa subvention à la hausse en le portant à 150 millions de dinars au lieu des 900 millions de centimes alloués antérieurement.

Selon Omar Fetmouche, directeur du théâtre régional Malek Bouguermouh de Béjaïa et commissaire du festival, lors du point de presse tenu samedi dernier, cette décision est motivée par le souci d’une meilleure prise en charge des participants pour une réussite totale de cette «première» nouvelle édition du Festival culturel local de la musique et de la chanson kabyles.

Deux sites, TRB et Maison de la culture, et quatre plateaux, place du 1er-Novembre (ex-place Gueydon), plateau Gouraya, Bordj Moussa et Brise de mer accueilleront le festival au chef-lieu de wilaya en plus de l’activité périphérique de la wilaya qui touchera quelque 8 communes dont Souk El Tennine, Bordj Mira, Tichy, Amizour, El Kseur, Barbacha, Sidi Aïch, Akbou.

Enfin, signalons que les préparatifs du festival sont déjà entamés et que les différentes commissions sont déjà installées.

Par Boualem CHOUALI – Lundi 29 Aout 2011
L’Expression DZ

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Biographie Express de Cheikh Abdelwahab Abdjaoui

Cheikh Abdelwahab Abdjaoui est né en 1925.

Sous la direction du regretté Cheikh Sadek Abdjaoui (1907 / 1995), responsable de la section musicale, le jeune Abdelwahab fait partie du groupe artistique de la station radiophonique de Bgayet. Cette station aurait démarré vers1946. Pendant plusieurs années et cela jusqu’en 1962, leurs deux compères enregistrent des centaines de chansons en Kabyle et en arabe. Parmi le groupe en question il y avait, entre autres musiciens, Cheikh Amokrane Agaoua, Ckeikh El-Mouhoub, El-Ghazi (interprète de la fameuse chanson « Chwingum, chwingum ») et quelques autres dont il serait grand temps de réunir les noms auprès de ceux qui sont encore aujourd’hui vivants.

Célèbre interprète de « Ah ! Ah ! A Belyazit, anda tensit itelli… », Cheikh Abdelwahab Abdjaoui est surtout connu pour les quelques chansons qui passent encore à la radio algérienne (chaine kabyle). Parmi celles-ci se trouve la plus connuequi s’intitule « A bel yazit », célèbre conte « Le chien, le chacal et le coq », chantée en duo avec Cheikh Sadek Abdjaoui. Il y a aussi « A Bu taamamt d uqendur » qui raconte « l’histoire du bateau qui revient de France ramenant des émigrés longtemps séparés de leurs familles ».


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Publié par Samir

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Une Reponse

  1. Bonjour et bonne fête de l’aid .

    Effectivement cette 4° édition est bien partie pour être une édition pas comme les autres, avec tous les préparatifs sous l’autorité managériale de Monsieur Omar FETTMOUCHE.
    * Mise en place d’un vrai bizness-plan pour aboutir à l’excellence.
    Je souhaite plein succès à cette 4° édition avec mes meilleures salutations

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