Na Baya Tazahrirt nous a quittés (hommage)

Association culturelle EL-FLAYE-Savoir et Patrimoine

Na Baya Ouzahrir nous a quittés

Na Baya, tu es partie et tu as laissé beaucoup d’orphelins derrière toi. Nous sommes inconsolables. Ta perte est très douloureuse. Tu nous as laissé un vide effroyable. La vie ne sera plus comme avant sans toi. Le quartier sera désert sans toi.

Tu avais le cœur sur la main. Tu n’avais qu’un souci dans la vie : donner. Tu tombais malade quand tu n’avais pas entre les mains quelque chose à donner. Même les chats et les chiens, qui accouraient à ta rencontre, avaient leur part que tu achetais spécialement pour eux.

Tu prélevais chaque mois – parfois deux à trois fois par mois – une somme importante sur ta pension  et tu la remettais discrètement à notre association en disant avec joie : «  Fkithen i warrach adheghren. » Ta générosité nous mettait du baume au cœur.

Tu nous as tant donné : des contes, des proverbes, des poèmes anciens et de vieilles photos pour le musée. Tu nous disais aussi : « athnidafane warrach. »

Tu étais la gardienne du patrimoine. Désormais, tu  fais partie de ce patrimoine.

Anroḥ anenjmaԑ am-yemjaḥen. C’est la phrase que tu répétais à chaque fois que tu allais rentrer chez toi. Roḥ a Na Baya, amkan-im deg ljenneth (Ta place est au paradis) car un ange ne peut être qu’avec les anges. Tu resteras vivante dans nos cœurs. Ta bonté et ta générosité sont déjà légendaires. Tes paroles pleines de douceur et de sagesse résonneront toujours dans nos oreilles.

Chelbi Zahia

Membre de l’association

                                                                                                                                    


Nombre de lectures: 843 Views

Publié par Samir

Administrateur du site et originaire de Leflaye. Vous pouvez me suivre sur mon blog Hchicha.net, sur mon Twitter ou sur mon Facebook .
Subscribe to Comments RSS Feed in this post

Une Reponse

  1. Toi qui débordais de notre culture, de sagesse, de gentillesse et dont tu n’étais pas avare ; tu en avais semé, donné, distribué généreusement à tant de personnes qui ont eu la chance de te connaitre, te côtoyer.
    Je n’ai pas eu ce privilège mais les quelques rares instants que j’ai passés avec toi pour te dire bonjour et demander des nouvelles m’ont permis de te découvrir et de d’apprécier.
    Repose en paix na Baya OUZAHRIR.
    Que le PARADIS soit ta demeure éternelle.

Add Comment Register



Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*