Sidi Aïch. Des réfugiés subsahariens réduits à la mendicité

Sidi Aïch
Des réfugiés subsahariens réduits à la mendicité

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Des familles de réfugiés subsahariens, essentiellement originaires du Mali et du Niger, font la manche sur les trottoirs de la ville de Sidi Aïch. Des mères, esseulées, avec comme seul bagage des enfants en bas âge, quémandant en longueur de journée sous un soleil de plomb et des températures suffocantes.

Fuyant la famine et la guerre, ces réfugiés ont trouvé refuge en Algérie dans différentes villes. Vêtus de nippes et assis à même le sol, ces mendiantes partagent les trottoirs avec d’autres, autochtones. Une scène désolante et consternante. En ce mercredi, jour du marché hebdomadaire, le boulevard principal de la ville est presque squatté par des familles éparpillées de réfugiés, en quête de nourriture et d’un peu d’argent.

Beaucoup de passants ne prêtent guère attention à ces nouveaux débarqués. L’instabilité politique et la sécheresse ont contraint les populations des pays du Sahel à observer des mouvements migratoires et fuir la guerre pour trouver refuge sous des cieux « plus cléments ». L’Italie est devenue le but pour des milliers de réfugiés des pays du Sahel, sa situation géographique favorisant les flux migratoires qui n’en finissent pas. L’Algérie, qui n’a pas connu ce genre de situation dans le passé, est en phase de devenir, ces dernières années, une terre d’accueil pour des milliers de personnes venues des pays voisins. En janvier 2013, l’Office du Haut Commissaire de l’ONU pour les réfugiés a recensé plus de 107 000 réfugiés ayant trouvé place en Algérie. Les flux migratoires sont devenus un vrai casse-tête pour les pays d’accueil qui ne savent plus où donner de la tête. L’exemple de l’Italie est révélateur du malaise qui gangrène les populations, et le gouvernement italien n’a de cesse d’interpeller la commission européenne quant à l’urgence de prendre en charge les flux migratoires qui envahissent son territoire. Chaque année, des centaines de personnes périssent en mer avant d’atteindre la destination voulue. Des drames humains qui mettent en émoi plus d’un, mais sans que rien ne soit entrepris pour endiguer ce phénomène qui va crescendo.

La situation humanitaire des réfugiés est plus qu’alarmante. Malnutrition, maladies, mendicité, sans-abri… les maux qui rongent cette population sont légion et si rien n’est entrepris pour sauver ces familles de la précarité, la situation risque de connaître une autre tournure. Au terme des travaux de la 3e session du Comité bilatéral stratégique algéro-malien sur le Nord-Mali, tenue à Bamako sous la présidence du ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et son homologue malien Abdoulaye Diop, l’Algérie redouble d’efforts afin de désamorcer la crise malienne pour redonner espoir aux milliers de réfugiés de retrouver leur pays d’origine. Auparavant, Alger était la ville qui accueillait le plus de réfugiés avant que le phénomène ne s’étende à d’autres villes du territoire national. Rien qu’à Béjaia, des dizaines de familles observent des pérégrinations à travers le territoire de la wilaya. À Akbou, Tazmalt, Sidi Aïch, Béjaïa ville… Les villes diffèrent, mais les visages sont presque les mêmes. Corps pâles et efflanqués, sommairement vêtus d’habits usagés et sales. « On voit de plus en plus des femmes avec enfants mendier en longueur de journées. Il y a de quoi être médusé ! Bon nombre de nos concitoyens font la manche, et ces réfugiés s’ajoutent à la misère, on ne peut malheureusement rien leur proposer. Notre pays est devenu un ensemble hétéroclite d’indigence », nous précise le président d’une association socioculturelle.

Bachir Djaider

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Publié par Samir

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Une Reponse

  1. Cet article est truffé d’erreurs, mais je ne vous en veux pas; tous les sites algériens répètent comme des perroquets des communiqués émanant d’officines caritatives locales coachées par l’étranger dans le but de nous faire subir le même sort que les Européens envahis par toute la misère du monde. L’humanitaire est le cadet de leur souci, l’important pour les ligues immigra-sionistes c’est que l’Algérie stoppe l’invasion africaine vers l’Europe à leur profit mais à notre détriment. Nous sommes censés accueillir des millions d’Africains en vertu de notre richesse, qui est d’ailleurs en chute libre ces jours ci.
    Si je devais commenter l’article il y aurait de quoi remplir cent pages, à commencer par le titre complètement faux: les mendiants du Niger ne sont pas des réfugiés mais des mendiants, un point c’est tout. Ils ne sont pas réduits à la mendicité puisque c’est leur condition ordinaire et qu’ils sont venus dans ce but en Algérie comme ils le font dans tout le Sahel car le Niger est un grand exportateur de mendiants. Et il s’agit de NIgériens et non de Maliens qui eux sont de vrais réfugiés d’une vraie guerre et qui par ailleurs sont restés à Bordj Bqachi Mokhtar en petit nombre. Tout ceci est vérifiable avec Google si on veut s’en donner la peine.
    Les mendiants qui se sont répandus dans toute la wilaya de Béjaia pour ne citer que celle là sont des imposteurs qui ont profité de la naiveté des Algériens, des prédateurs qui gagnent en un jour bien plus que vous et moi en une semaine, des parasites sans dignité dont la moitié se sont échappés dès les premiers jours du camp de Sakiet mis à la disposition par le ville de Béjaia. Pauvre Kabylie. Pauvre Algérie.

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