Sidi Aïch. La bibliothèque communale détournée de sa vocation

square_sidi_aichSidi Aïch L’espace abrite les services techniques de l’APC et celui du contrôle financier

Les rares espaces qui sont dédiés à la promotion de la culture, sont exploités pour d’autres fins. Alors qu’elle a mis un temps fou avant de prendre forme, la bibliothèque communale de Sidi Aïch, située au cœur de l’agglomération, connait un destin étrange. En tous cas étranger à sa vocation initiale : un établissement dédié à la lecture, à la recherche et aux activités pédagogiques et culturelles. Les écoliers, lycéens, universitaires et autres jeunes, en quête d’espaces d’information, de formation et d’instruction, y sont interdits d’accès.

À l’évidence, les autorités ont préféré prioriser les autres services publics de la collectivité. En effet, après le débarquement des services techniques de l’APC, lesquels ont pris possession d’une partie de la bâtisse, c’est au tour du contrôle financier, un organe sous tutelle du ministère du Commerce, de prendre ses quartiers en s’appropriant une aile de l’édifice. Une démarche qui confine à l’hérésie. «À ce rythme, il ne faut pas s’étonner si une structure de santé venait à se transformer en conservation foncière ou une école affectée à la protection civile», ironise un retraité de l’éducation. «La culture sous nos cieux est un concept galvaudé et dévoyé. L’exemple de notre bibliothèque en est la parfaite illustration», clame un jeune commerçant du quartier Timzeghra. «La priorité doit être accordée aux jeunes et aux étudiants pour l’exploitation de cette structure qui leur revient de droit», suggère-t-il. Un étudiant en sciences économiques déplore : «une situation très pénalisante pour la frange juvénile locale, particulièrement estudiantine, en quête d’espaces pour mener à bien des recherches universitaires, emprunter un livre, ou tout simplement, réviser les cours».

Un autre citadin estime, pour sa part, que : «c’est aux services de la direction de la culture d’intervenir pour récupérer ce bien et lui restituer sa vocation originelle». Il est à signaler, à toutes fins utiles, que le cas de la bibliothèque de Sidi Aïch n’est pas unique. On les compte sur les doigts d’une seule main, les communes où les bibliothèques offrent un fonds documentaire, une salle de lecture et un espace internet. Partout ailleurs, elles sont, ou fermées ou détournées !

N. Maouche
Par DDK | 14/02/2016


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Publié par Samir

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