Tinebdar, désolation.

Par Abdenour Agsous

tinebdar-2OUI , NOTRE MEMOIRE COLLECTIVE ET NOTRE CONSCIENCE NOUS INTERPELLE……..

Natif de Tinebdar, un village parmi des centaines de merveilleux et magnifiques villages da aarch des Ait Wagliss, dominant cette majestueuse et historique vallée de la Soummam, je ne puis rester insensensible à cet appel de siréne quand notre arch connait des situaions qui interpellent nos consciences.

L’organisation ancestrale de nos villages basé sur le principe de tajmaat a perdu de son aura.Tajmaat, gardienne vigilante occupait une position centrale dans l’organisation sociale, la seule à vrai dire puisqu’elle posséde la plénitude, au moins en principe, du pouvoir de décision de l’assemblée générale des citoyens qui sont souvereines et éxécutables.

Les citoyens déléguaient ses pouvoirs à un conseil restreint présidé par un amin, un ukil qui se chargeait de la trésorerie auxquels on adjoint 5 à 6 ouqqual, hommes réputés pour leur sagesse.

Aucune de ces charges n’était rémunérée.

Les réunions périodiques se tenaient sur une esplanade ou une place soit dans la mosquée.

Tout homme présent ( à l’exception autrefois de certains métiers réputés vils boucher, musicien ambulant…) pouvait prendre la parole et les décisions sont entérinées par les hommes murs jouissant d’un bon capital de respectabilité en respectant le principe de l’unanimité.

Ce souci d’unanimité était un impératif catégorique dans des sociétés où la moindre divergence pouvait entraîner de graves dissensions.

Ce bref rappel est essentiel pour la compréhension de cet exposé et des motifs m’ayant amené à l’y écrire et faire ressortir l’esprit de communication et de dialogue qui y prévalait dans un passé récent.

L’Indépendance du pays a permis la mise en place de nouvelles entités admnistratives notamment au niveau local qui ont totalement bouleversé les us et coutumes ancestrales à travers l’ensemble du territoire.

Du systéme politique, de l’Ecole Algerienne, de Délégations spéciales, d’APC du Parti Unique, de DEC et d’APC du multipartisme, nos villages ont perdus tous leurs repaires et nous assistons à un véritable délabrement des mentalités et la mal-vie s’est emparé de tous nos villageois cinquante après.

La Commune de Tinebdar connait depuis cinq années des tensions incroyables. Ayant fonctionnée avec une Assembée communale sans majorité absolue durant tout un mandat, des manifestatins et contre manifestations à répétition, le citoyen s’est trouvé devant des situations des plus complexes qui se sont repercutés directement sur son bien étre, condamné encore à subir des conflits qui auraient pu trouver solutions dans le dialogue, la compréhension, la fraternité entre personnes de méme sang et la communication.

Que dire de Tinebdar ?

Une APC élue avec une majorité absolue pour une équipe, volonté populaire que nul ne peut remettre en cause. Toutefois, il est bien de rappeler que le Président d’APC élu est celui de tous les Tinebdarois sans exclusive et que sa premiére mission est d’étre au service de la population dans son integralité.

Ce serait de l’ingratitude de dresser un bilan négatif car beaucoup ont été réalisées dans les villages d’electrification, de l’assainissment, des routes, des activités de Jeunesse et de femmes rurales. Beaucoup reste à faire, j’en suis convaincu.

Je souhaite bonne chance à tous nos élus et leur souhaite pleine réussite.

Le probléme majeur dont je voulais parler aujourd’hui est celui relatif à cette campagne tout azimut faite autour de la gestion de la Zaouia de Sidi Moussa, patrimoine ancestral commun et mémoire collective.

Que ce soit dans les villages ou sur Internet, nous assistons aujourd’hui à une situation non réjouissante qui ne peut nous conduire à un déchirement et à une division de tous nos fréres des Ait Waghliss.

Sidi Moussa est une entité morale, ou des apprenants de diverses régions ont toujours été reçus comme des fréres, assistent aujourd’hui à une lutte fraticide pour le contrôle de cette honorable institution.

Sidi Moussa symbole et fierté des Ait Waghliss et qui veille sur l’ensemble de notre arch doit se retourner dans sa tombe toutes les cinq minutes.

Les affaires et les biens de Sidi Moussa ont de tout temps étaient gérés par un groupe de pieux et de oukkal issus des villages de Tibane, El Flaye et de Tinebdar qui se revendiquent des Ath M’zal. Vérité connue de tous et qui n’a jamais été remise en cause. Elle set régié par la loi relative aux Associations et avec droit de regard de la Direction des Affaires religieuses. Elle doit fonctionner conformément à la reglementation en vigueur dans notre pays.

L’actuel équipe dirigeante de Sidi Moussa, en poste depuis plusieurs années fait l’objet d’attaques sans relache. Mauvaise gestion, gabegie, drogue et autres griefs leur sont reprochés.

J’estime à mon humble avis que des accusations aussi graves doivent étre motivées par des preuves concrétes et pas basés seulement sur des on dit. Si tel est le cas, pourquoi n’assigne t’on pas les personnes incriminés en justice ?

Terrains, biens de Sidi Moussa .

Il ya lieu se souligner que cesterrains ont pour origine des donations de privés au profit de la Zaouia pour permettre à l’époque aux apprenants de les cultiver pour subvenir à leurs besoins alimentaires. Ces terres ont toujours appartenues aux « lehbess » et ont un caractére de nature privée et non des domaines publics de l’Etat.

Toute la problématique se situe et j’en convaincu à ce niveau.

Là aussi, on les accuse d’utiliser ces terrains pour des intéréts personnels ou location à des proches. Les preuves ?

Certes, comme toutes les communes de Kablie et Tnebdar n’en fait pas exception, les terrains appartiennent à 95 % aux particuliers et les Communes sont confrontées au probléme du foncier pour concrétiser leurs projets.

Des procédures existent par des textes de Loi allant jusqu’à l’expropriation pour utilité publique.

Vouloir s’approprier des terres de Sidi Moussa par la seule volonté de personnes est une grave violation de la Loi.

Le programme des 80 logements peut en effet réduire un tant soit peu la misére de nos concitoyens. Oui, il faut des logements dans notre Commune. Mais comment peut on de facto prendre un terrain dont le caractére juridique n’a fait l’objet d’aucune régularisation et y installer un chantier de réalisation ???

Le promoteur immobilier, entité commerciale, et dont son son seul souci est de remplir son carnet de plan de charge, s’est empréssé d’y installer son chantier sans avoir toutes les garanties juridiques nécessaires. Par quel tour de passe passe pourra t’il demain mettre à disposition des logements à nos citoyens sans aucune valeur juridique ?

Que comprendre de tout ce mic mac si ce n’est que tout ce conflit tourne autour de terrains constructibles.

Les méthodes utilisées aussi ne sont indemnes de tout reproches.

-Réunions de comités de villages pour préparer  l’Assemblée générale de renouvellement du bureau de l’association en dehors de Sidi Moussa.

-Seul l’Assemblée générale ayant élu le Bureau en place peut démettre ou reconduire ce bureau sur la base des bilans moraux et financiers présentés et prendre les mesures idoines pour la sanvegarde des intéréts de cette institution religieuse.

-Suite à l’arrét du chantier 80 logements par le Bureau actuel par voie de Huissier de Justice, une réunion des demandeurs de logements a été initiée ce Vendredi 10 Mai 2013.

Ou vas t’on ? Cherche t’on à mettre en confrontation des fréres ? Cherche t’on la Fitna dans la Commune ? Cherche t’on à monter les uns contre les autres ?Des agressions ont déjà eu lieu .

Je dis Basta. J’en appelle à la sagesse de tous nos concitoyens. J’en appelle à la concertation et au dialogue. J’appelle toutes les parties à faire appel aux sages de la toute la région des Ait Waghliss pour mettre fin à cette situation qui risque de dégénerer et de provoquer l’irréparable.

Soyons fiers de notre aarch.Soyons fier de Sidi Moussa. Soyons frére de toujours et pour toujours. Stop à ces comportements indignes que nous ne connaissons pas et que nous n’aimerions pas à connaitre.

J’appelle à la reconcialiation et à la fraternité.

« Chaque fois que l’on fait passer nos différences avant nos ressemblances on met le doigt dans un processus d’affrontement. »proverbe touareg.

Abdenour AGSOUS.


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Publié par Samir

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Une Reponse

  1. Bonjour mon frère,
    En lisant votre article, j’ai eu la chaire de poule, et comme vous le disait notre mémoire collective et conscience nous interpelle.
    Oukkal ! Dites-vous, hommes réputés pour leur sagesse, mais n’oublier pas aussi qu’ils sont choisi par rapport à leur puissance physique, familiale (avec toutes les significations que comporte ces mots.) & financière. Ce que je reproche à nos ancêtres.
    A votre avis, les Bouchers, Musiciens ambulant…et autre, sont-ils des êtres humains comme vous et moi? Ont-ils des familles? Prennent-ils des décisions? Pensent-ils comme nous?…… etc.
    Comme vous l’avez souligné, et quelques soit l’entête (Tajmaat, APC, Association,….), la première mission du système est d’être au service de la population dans son intégralité, mais se sont les gens de ce fameux système qui pose problème.
    Je sais bien que la communication et le dialogue sont des termes incompris de nos jours, sauf dans des cas d’intérêt personnel.
    D’ailleurs pourquoi ne pas profiter de l’occasion qui s’est présenté pour en discuter sur ces sujets la, dans l’intérêt de notre population, bien sur.
    Y’a plusieurs question dont j’aimerais bien poser à vous, à l’équipe dirigeante & à la population… ; pourquoi avions nous accepter les changements imposer par le système (étiquettes, forme juridique & institutionnel …) sans le mode de gestion de ladite Tajmaat ? Pourquoi préférer le pourrissement au lieu de la discutions entre frères ? …….. .
    Cher frère, si vous habiter à Tinebdar en ce moment (excuser moi si je me trempe), je pense que les preuves dont vous avez besoins sont autour de vous, sans dramatiser les choses : le chômage & la drogue sont le quotidien de notre jeunesse, Comment subvenir au besoin de sa famille (EL KHOBZA) est le souci de nos parents, La médiocre retraite est le problème de nos grands parents…. (Alors que l’union fait la force comme disait le proverbe), en même temps le matériel (même s’il est ancien) & terrains (et autre biens) de Sidi Moussa sont abandonner ou mal exploiter.
    Sincèrement, vous trouver logique, que le terrain d’Ighil iaaziwen soit abandonné (bien avant l’affaire du remblai de terre du chantier des logements) alors qu’un agriculteur s’est vu refuser l’exploitation par un seul homme du comité de sage (PREUVE EXISTANTE).
    En prenant la route d’ACHACHIW (03 Chemins d’El Hammam) vers TINEBDAR ,!, n’est-il pas honteux de passer, ne serais qu’entre ami, alors la en famille! Par ce chemin la ou des étrangers, avec la complicité des Tinebdarois, picole, se drogue,…etc. ?
    Y’a pas que le logement qui nous intrigue, cher frère, la paix sociale en passant par l’emploi et l’environnement saint de vie sont aussi des vrai problèmes à régler au sein de la communauté (tel que le transport, lieu de savoir, lieu de détente, les soins, l’hygiène, … etc).
    J’insiste sur le fait, que ce ne sont que des remarques, rien de plus, c’est pour cette raison que je propose à aller en avant tous ensemble pour notre bien (TINEBDAR Haut & Fort) en unissons nos efforts.
    MOI AUSSI,
    Je dis Basta. J’en appelle à la sagesse de tous nos concitoyens. J’en appelle à la concertation et au dialogue. J’appelle toutes les parties à faire appel aux sages de la toute la région des Ait Waghliss pour mettre fin à cette situation qui risque de dégénérer et de provoquer l’irréparable.
    Soyons fiers de notre Aarch. Soyons fier de Sidi Moussa. Soyons frère de toujours et pour toujours. Stop à ces comportements indignes que nous ne connaissons pas et que nous n’aimerions pas à connaitre.
    J’appelle à la réconciliation et à la fraternité.
    « Chaque fois que l’on fait passer nos différences avant nos ressemblances on met le doigt dans un processus d’affrontement. » Proverbe touareg.

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