Sidi-Aïch Les prix des fruits et légumes n’ont pas baissé

 Les commerçants jusqu’au bout

filesLa mercuriale crève les yeux ! Le mot est lâché tel un pavé dans la mare par les consommateurs que nous avons rencontrés au marché de Sidi-Aïch. Il y a du feu sur les étals ! Les prix des fruits et légumes flambent. La tension inflationniste ne connaît guère de répit, en sus, durant ce mois « béni » de Ramadhan», dira sans ambages un père de famille. Une virée dans certains marchés de la vallée de la Soummam nous renseigne sur la flambée des prix affichés par les vendeurs. Ils sont pratiquement inabordables pour les petites bourses surtout après les «épreuves» du Ramadhan. La fête de l’Aïd vient verser de l’huile sur le feu pour que la mercuriale se voie pousser des ailes. La hausse inexpliquée des prix de fruits et légumes inquiète de plus en plus les ménages.

Cela devient inconvenant du fait qu’aucune réaction officielle n’a été enregistrée pour donner des détails sur cette hausse inhabituelle. La grande affluence aidant, les commerçants affichaient et annonçaient leurs prix avec mépris. Ils ajoutent au prix exorbitant le mot «seulement», comme pour narguer leurs clients qui, période ramadhanèsque oblige, n’ont pas d’autre choix que de se plier aux conditions des vendeurs. Les légumes ne sont pas plus abordables, et en dehors de la pomme de terre cédée entre 33 et 40 DA, tous les autres légumes dépassent les 60 DA. Le poivron est cédé à 70 DA le kilogramme. Le prix de la carotte qui était de 35 DA avant le Ramadhan est de 70 DA le kilogramme. Les aubergines sont à 60 DA, la laitue et le concombre à 90 DA chacun. La tomate, un autre produit de saison, est aussi d’un prix relativement en hausse avec 50 DA le kilogramme pour la moyenne qualité et 65 DA pour la bonne. Les fruits connus pour être hors de portée sont aussi inabordables. Par ailleurs, les pêches sont à 250 DA, les nectarines à 300 DA, les abricots à 120 DA. La pomme, par contre, est cédée à 150 DA. Quant à la banane, son prix a atteint 250 DA.

Le coût de la cerise tient la palme d’or en atteignant les 400 à 500 dinars le kilogramme. La pression est intense sur les petites bourses, prises en tenaille entre des prix exorbitants et un salaire pour le moins en perpétuelle érosion, face à une inflation galopante. Le plus intrigant ; les fruits de saison, dont la pastèque est proposée à 50 DA le kilogramme, le melon à 100 DA et le Cantaloup à 60 DA. Devant cette flambée et en dehors des citoyens aisés ou obligés d’acheter des légumes et fruits pour garnir un tant soit peu leurs marmites, les maigres bourses reviennent souvent bredouilles. «Il est rare de trouver des paniers pleins comme avant. Une simple virée au marché est synonyme de coup de massue pour les revenues faibles», nous dira, dépité, un retraité de la fonction publique. Et à un autre consommateur de renchérir : «Les prix des fruits de saison sont hors de portée. Contrairement aux années précédentes, la pastèque, l’abricot ou le melon sont aujourd’hui des produits de luxe. Pour les commerçants, la seule et unique raison c’est le Ramadhan. Une excuse qui ne tient pas la route dans la mesure où la frénésie des achats s’est attiédie au fil des jours».

Bachir Djaider
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Publié par Samir

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