Impressions de Hopper par Rabah Bellili

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Impressions de Hopper par Rabah Bellili

Impressions d’Edward Hopper, fenêtres sur cour, dans l’arrière salle au premier étage d’un restaurant, entre la rue des Pyramides, où nous étions garés et la Comédie Française où nous devions passer la soirée.

Impressions de Polar, d’Hitchkock ou de Simenon, de mystères hors champ, d’imminent, surprenant, d’inquiétude et de frayeur en filigrane que l’on devine et imagine invisibles et armées.

Impressions de Hopper aussi, depuis les fenêtres sur rue, où à cette heure de début de soirée, les mouvements sont retenus, rares, comme immobiles, avec des couleurs et lumières sans lustre ni éclat.

Plus tard, en traversant devant le Louvre, puis aux abords du Palais Royal, Place Colette, tout cela sera oublié, parmi la foule. La bouche du métro,  » le Kiosque des noctambules », enluminée et féérique, façonnée par Jean-Michel Othoniel nous invite ailleurs, à ces instants précieux et partagés, les perles de la vie.

Nous entrons dans le temple de Molière.
L’enchantement ne fait que commencer.
C’est lui qui nous accueille dès l’entrée, dumoins sa statue.
Son buste trône aussi au bar.
Nous nous laissons naviguer et prendre par le charme des lieux.

Nous sommes installés et comme à chaque fois émerveillés.

Les lumières s’atténuent avec douceur.
Toc ! Toc ! Toc !
Les trois coups sont frappés.
Le rideau se lève.
Mon texte est terminé.

Rabah Bellili
« Impressions de Hopper »
Le 10 mai 2022

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